Les fautes
Fautes de jeu
- Le principe.
Les fautes qui affectent le bon déroulement du match sont sifflées par l’arbitre qui est le garant du spectacle. Elles peuvent être sifflées à l’équipe ou personnellement à un jouteur. Les fautes sont pour la plupart subjectives et dépendent de la sensibilité de l’arbitre. Une faute n’existe que si elle est constatée par l’arbitre et annoncée par la maîtresse de cérémonie. L’arbitre n’est ni obligé de siffler des fautes jugées évidentes par d’autres, ni empêché d’en siffler certaines jugées excessives. Le temps d’un match, l’arbitre est le maître absolu sur l’aire de jeu (en cas d’excès, celui-ci peut être suspendu par le CA).
- Contestations des fautes.
Le capitaine de chaque équipe peut, après énoncé des fautes, demander à l’arbitre, une explication concernant les fautes qui ont été sifflées à son équipe. Cette brève explication se déroule au centre de l’espace de jeu et fait partie intégrante du spectacle.
- Comptabilisation des fautes
Une équipe accumulant trois points de faute (fautes d’équipes et/ou personnelles) cède un point à l ’équipe adverse. Il s’agit d ’une bascule de point. L’équipe ne perd pas de points mais l’équipe adverse gagne un point)
- Cumul de fautes personnelles - « prison ».
Un joueur ayant reçu deux fautes personnelles est mis en « prison » pour une durée minimale de deux improvisations. Il sera emmené par un assistant arbitre dans un lieu où il ne pourra plus être visible ni de son équipe, ni du public. Un joueur ayant déjà comptabilisé deux fautes personnelles sur un match et accumulant à nouveau deux fautes personnelles sera une fois encore exclu du match et ce, définitivement. En cas d’expulsion du capitaine, c’est l’assistant capitaine qui le remplace. Si l’assistant capitaine est expulsé, un des joueurs le remplacera dans son rôle.
Les fautes sont au nombre de 16.
- Sortie de thème :
Les deux index dessinent un rectangle Sifflée en cas de non respect du titre ou de la catégorie donnée par l’arbitre.
- Rudesse excessive :
Coup de poing dans la main ouverte. Sifflée en cas de jeu qualifié agressif ou trop imposant. Cela peut aller de l’agressivité de jeu (imposer le personnage de l’autre, jouer entre improvisateurs de la même équipe en mixte, ne pas laisser parler l’autre...) à l’agressivité réelle (coup violent sur un des blocs délimitant l’aire de jeu, le matériel ou même un joueur).
- Cliché :
Tape de la main sur le talon. Sifflée en cas d’utilisation de référence culturelle pour créer l’improvisation. Ex : reprendre des répliques de sketches ou de films connus, des situations... Contrairement à ce que croient certains, citer des marques n’est pas un cliché et n’est pas du tout interdit. De même concernant le fait de prendre un air connu dans une improvisation chantée (s’il n’est bien sûr pas accompagné des paroles de cette chanson). Le cliché n’est sifflé que s’il est un manque de créativité. Ex : citer un slogan publicitaire connu dans une situation la sortant de son contexte ne sera pas forcément sifflé comme cliché.
- Déjà vu :
La main forme un zéro devant l’œil. Sifflée en cas de répétition d’éléments d’improvisation (situation, noms, lieux, personnages...) d’une impro à l’autre au cours d’un même match.
- Retard de jeu :
Mouvement circulatoire de la main, index levé. Sifflée pour deux raisons différentes : a. Retard dans le décorum du match. Ex : improvisateur rentrant dans l’aire de jeu après le coup de sifflet annonçant la fin du caucus, retard répété d’un capitaine venant demander une explication,... b. Retard dans le déroulement de l’improvisation. Ex : refus empêchant l’improvisation de démarrer, manque de proposition... Bref, une improvisation qui ne décolle pas.
- Accessoire illégal :
La main tire sur le maillot ou la vareuse. Sifflée en cas d’utilisation d’un accessoire autre que ce qui est commun à tous les jouteurs. (voir “Costumes et accessoires”)
- Manque d’écoute :
Main sur le poignet. Sifflée dans une cas de manque d’écoute des propositions ou des éléments d’improvisation. Il peut également s’agir d’un manque d’écoute par rapport au public (jouer de dos, parler trop bas...), à l’arbitre (nombreuses répétitions de la même faute sans changement de comportement des équipes)...
- Nombre illégal de jouteurs :
La main frappe la tête. Sifflée pour deux raisons différentes : a. Nombre de joueurs sur un banc ne correspondant pas aux normes du match (trois hommes et trois femmes) b. Nombre de joueurs sur l’aire de jeu ne correspondant pas au nombre de joueurs décrit dans le thème
- Refus de personnage :
La main cache la figure. Sifflé lorsqu’un joueur monté dans l’aire de jeu n’a pas eu le temps de participer à l’improvisation.
- Confusion :
Rotation des bras devant le tronc. Sifflée lorsque l’histoire est trop compliquée ou incohérente. Ex : trop de personnes qui parlent en même temps, informations contradictoires, lieu pas clair,...
- Décrochage :
Mouvement de haut en bas avec le poing fermé. Sifflée lorsqu’un improvisateur quitte le personnage qu’il a installé. Ex : improvisateur qui rigole, qui perd son accent, sa façon de marcher... Bien entendu, un improvisateur peut changer de personnage ou avoir un personnage évoluant mais cela doit être clairement volontaire.
- Cabotinage :
Pied de nez. Sifflée lorsqu’un improvisateur cherche davantage à se faire remarquer par le public (et donc souvent, à gagner le point) qu’à construire l’improvisation ou intervient de façon inadaptée et intempestive. Particularité, le cabotinage d’équipe : sifflée lorsqu’une équipe a un recours excessif au talent d’un de ses joueurs qui monte sur la plupart des impros.
- Obstruction :
Les bras en croix vers les épaules. Sifflée en cas de refus répété empêchant l’improvisation de démarrer.
- Procédure illégale :
Plusieurs coups du tranchant de la main sur l’avant-bras. Sifflée en cas de non-respect du règlement du match d’improvisation à l’exception du non-respect visé par les autres fautes.
- Mauvaise conduite :
Mains sur les hanches. Sifflée en cas de comportement allant à l’encontre de l’éthique de l’impro. Ex : Manque total de respect au règlement (sortir de l’aire de jeu pendant toute l’improvisation, refus de jouer en maillot, insulte à un spectateur...) Cette faute est majeure, ce qui signifie qu’elle compte pour deux fautes dans la comptabilisation des fautes. Elle est suffisante pour que le jouteur ne puisse revenir pendant le match, ici, c’est l’exclusion directe.
- Punition de match :
Double mouvement des mains sur les hanches. Un peu l’équivalent de la mauvaise conduite mais pour un comportement encore plus grave. Ex : Violence physique volontaire envers un jouteur, un membre du public... Cette faute est également majeure et entraîne l’exclusion immédiate et définitive du joueur. Ces deux fautes (la mauvaise conduite et la punition de match) n’ont, dans l’histoire de la fédé, presque jamais dû être utilisée par un arbitre. Si elles devaient se produire, un rapport serait produit auprès du conseil d’administration qui peut, convoquer le joueur en question (ainsi que l’arbitre) et décider d’une suspension de match.
|